Les annonces ont fait florès il y a quelques mois en France, sur l'effet salvateur de la baisse des impots sur l'économie. Il n'est pas au centre des débats dans la campagne électorale aux Etats-Unis, car lequel des deux candidats prendrait le risque de déplaire à ceux qui pensent encore faire partie de la société et donc qui se déplacent jusqu'aux urnes.

L'absence de débat en France est due, j'ose l'espérer, à l'absence d'équilibre parlementaire. On peut en effet croire que l'opinion ne se laisse pas hypnotiser par le champ des sirènes.

L'aspect qui me venait immédiatement à l'esprit, peut-être par excès de matérialisme, est la capacité qu'offrait l'impot à l'Etat pour offrir des vrais services publics, construire des infrastructures (pas seulement routières), des écoles, des hopitaux, des centres de recherche, des maisons de retraite et financer leur fonctionnement. Moins d'impot moins d'équipements "mutualisés" entre les citoyens, dommage pour celui qui n'en a pas les moyens.

Un autre aspect existe, c'est la réduction des inégalités. L'impot sur le revenu à jouer ce rôle en France, mais aussi dans d'autres pays occidentaux, jusque dans les années 85. A cet égard, la démonstration de Thomas Piketty est argumentée et persuasive. Les données qu'il utilise dans son analyse sont à mettre en parallèle avec les progrès sociaux. Le déclin de cet outil à partir de la fin du 20ème siècle nous laisse supposer ses effets à l'aune des progrès qu'il avait pu enregistrer. C'est une lecture à conseiller.

Les critiques du livre dont est extraite l'analyse figurant en URL confortent l'impression que le document m'a laissé.

Ce document est à lire si le libéralisme économique pouvait, sans préjugés, séduire.

Les inégalités dans le long terme
En finir avec les inégalités