Soumission ou délégation du citoyen à l'élu
Par Hervé, vendredi 13 mai 2005 à 21:07 :: General :: #21 :: rss
La presse s'est fait l'écho dans les semaines passées des dix ans à l'Elysée du Président de la république fraçaise.
Pour certains hebdos et quotidiens, français et étrangers se fut l'occasion de la curée. Il n'est pas l'objet de cet article d'en rajouter, au contraire. Jusqu'alors le Président de la république a été démocratiquement élu. En 2002, les français ont joué à se faire peur, ils ont voulu montrer au premier tour, leur mécontentement à un candidat premier ministre dont la chaleur humaine n'était pas la première qualité. Mais ce n'est pas un pote qu'on élit à ce poste.
Nous avons certainement un rapport à la politique beaucoup plus exarcerbé qu'ailleurs, peut-être parce que nous y mettons encore trop de part de rêve.
Il serait nécessaire, pour ne plus avoir à perdre ses illusions, revenir sur quelques principes. L'autorité d'un homme sur un autre groupe d'hommes ne peut lui venir que de deux manières: - la soumission - le consentement
La souission est classiquement batie sur un rapport de puissance, elle s'effondre dès que le rapport évolue en faveur des soumis, et au détriment de l'oppresseur. Par contre l'oppresseur peut évoluer et transformer cette soumission en consentement.
Le consentement doit être librement établi sur la base de l'utilité sociale, garanti par les valeurs de la démocratie et de la société, il doit aussi être limité par des contraintes. Le gouvernant a alors le devoir de présrver le bien commun et la cohésion de la société.
Mais il est vrai que le pouvoir tranforme avec le temps, il éloigne des réalités, surtout s'il conduit à l'idolatrie voir à une certaine forme de culte. Toutes les formes trop personnalisées d'allégation pervertissent la politique, elle en devient comédie humaine, confondant finalité et jouissance des moyens nécessaires au gouvernant.
Là aussi, le citoyen ne doit pas rester contemplatif. Sa soumission doit plus s'apparenter à une délégation nécessaire mais raisonnable de son action au gouvernant.Ainsi puisque le mot est employé, toute délégation nécessite contrôle et c'est bien au citoyen d'être vigilant. Le citoyen doit au travers de tous les moyens qui lui sont offerts aujourd'hui, veiller à ce que le gouvernant ne casse pas l'acte ou le contrat (l'élection) par laquelle il a pris sa place.
L'absence de vigilance, l'idolatrie ne sont ni favorables au gouvernant, ni à la société, elles conduisent à la comédie du pouvoir et le jeu de ceux qui y participent.
Aujourd'hui, outre les avis les plus négatifs qu'on puisse avoir sur l'action d'un gouvernement, les possibilités d'agir des citoyens sont très importantes. J'insiste sur le pluriel. LA vie citoyenne est certainement le premier et le plus puissant des contre pouvoirs.
On a surfé sur "la fracture sociale", réédité avec "la France d'en bas". Il ne faut pas dire aujourd'hui que la ficelle est trop grosse, elle l'était déjà hier.
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.