EJM - Partage de connaissances

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 18 mai 2005

Fritz et la démocratie

Le nez dans le café-céréales, j’écoutais distrait le journal de 7h00 sur Inter comme tous les matins. Une interview donnée par l’ancien commissaire européen sur France3 la veille, a réveillé mon attention.

Ce monsieur, après quelques facéties, a expliqué qu’il pensait les référendums inutiles, pour les sujets de la nature du projet de traité constitutionnel. Pour lui, c’est une affaire d’élus ! On ne peut pas lui en vouloir, il a le mérite de la sincérité. Beaucoup d’élus en France doivent penser la même chose, sans l’afficher. Cette occasion du référendum pourrait être l’objet d’un vrai débat sur le type de société qu’un peuple veut choisir, mais ce débat est confisqué. Avant les premiers sondages, on entendait surtout les partisans du oui culpabiliser les défensurs du non. On a eu droit à beaucoup d’arguments du même acabi, mais peu de vraie discussion ni de véritable argumentation.

J’ai saisi, sur France-Culture, une émission où les auditeurs interrogeaient des spécialistes sur des points très précis. Les réponses étaient à la fois ciblées mais étaient repositionnées dans une problématique plus large. C’est la seule fois où j’ai entendu ce type d’animation.

Mes activités extra professionnelles me mobilisent jusque mi avril, je pourrai à cette issue me plonger dnas la lecture totale du projet et de ses annexes, en comparant avec notre constitution de 58. Ce référendum peut être un exutoire à la surdité de nos élus (pas que ceux de la majorité présidentielle). C’est dommage, car il y a un vrai débat sur un projet de société. Que le non ou le oui l’emporte, le bulletin qui sortira majoritairement ne sera pas la prise de possession pour choisir un avenir.

Les enchères inverses

La presse a relaté aujourd'hui la mise au chomage de salariés alsaciens à qui on a proposé une alternative: aller travailler en Roumanie pour 85 euros par mois et ... plus si ancienneté.

Le responsable de cette initiative est certainement un promoteur du non au référendum (...). Ce sujet me rappelle un système mis en place récemment en Allemagne: les enchères inverses appliquées à l'emploi. Une annonce passe sur un site internet Le site Internet allemand, chacun peut proposer un salaire de plus en plus bas pour décrocher le job. Tout est dans le nom.

Ceux qui promeuvent le libéralisme économique devraient lancer des concours d'innovation dans le domaine. Gageons que ce type de site s'ouvrira dans d'autres langues pour d'autres pays.