La polémique tourne autour des mots prononcés par le ministre de l'Intérieur. Il me semble totalement excessif de se focaliser sur ces non-évènements. Un homme politique en mal d'élections et peut-être d'autorité garde la responsabilité de ses propos. Ce qui m'inquiète beaucoup plus, c'est le processus qui a abouti à ces résultats. Le discours de la restauration de l'autorité peut parfaois être incohérent avec celui du désengagement de l'Etat dans les politiques de la ville.

Le résultat est là. Abandonner des quartiers entiers, les qualifier de zones de non droit pour en stigmatiser les habitants (résultats le vocabulaire employé par le dit ministre) et en faire un furoncle de fixation révèle d'une piètre capacité à gouverner et à accompagner une société dans sa capacité à évoluer.

Tout semble montrer que les subventions se tarissent pour les associations qui labouraient le terrain des banlieues pour redévelopper un terreau fertile à la reconstruction d'une cohésion sociale et des individus.

J'ai entendu le ministre des collectivités locales trouver l'origine des évènements actuels dans ce qu'il ne voit pas n'être que les conséquences de cette politique. Il a eu beaucoup de mal à reprendre sa superbe lorsque Roland Miahil a évoqué l'annulation des 350 millions d'euros de la politique de la ville. Il ne faudra pas s'étonner des dérives possibles des communautarismes qui sont seuls à offrir de l'expoir comme la prise en main par un islam dur par exemple.

Je regrette de na pas entendre de discours sérieux de l'opposition au gouvernement.