Il y a eu les voitures brulées, car c'est bien ce que sera retenu. D'ailleurs l'indicateur de l'intensité des débordements "insurectionnels" est le nombre de voitures calcinées. La presse en disait d'ailleurs que la décrue était asymptotique, la valeur moyenne d'une année est de 100 par jour. Que reste t'il de ces 17 jours d'émergence d'une situation sociale dégradée par des dizaines d'années de décohésion : - une petite fenêtre qui s'est ouverte sur un monde que nous ne connaissaons pas, même si nous l'imaginons dans nos vies bourgeoises. - le retour de discours qui amalgament la nécessaire sécurité et des personnes et des biens avec les relans réactionnaires et xénophobes - une proposition, bien que très républicaine, plutôt accessoire par rapport à la gravité du problème - quelques leaders qui ont vu leur popularité augmenter en surfant sur la vague de misère

J'ai fait aussi mon examen de consience, il me semble que trois causes sont à l'origine de cette dérive sociale. Les derniers 14 jours ne sont qu'une expression de cette déchosion d'une société d'individus en mal de repères et en peur de l'avenir.

- une communication interindividuelle de plus en plus faible : le développement de l'individu a eu comme travers celui de l'indivdualisme. Chacun se développe peu ou prou une sphère de protection qui l'isole des autres on évite les conflits directs, on limite d'une certaine manière la dimension physqieu de la communication et ainsi de nombreuses inforamtions et surtout émotions ne passent plus. Cet isolement se renforcent encore plus lorsqu'une s'agit de groupes sociaux auxquels on appartient pas. Les communautés de territoire des décennies précédentes ne présentaient au moins pas ce défaut. La conscience individuelle se développe mais pas dans la plénitude

- une société qui maltraite son système éducatif. Je pense que si une valeur est attendue d'une société et du gouvernement qui en maintient la cohésion, c'est bien son système éducatif. Et notre système éducatif est en panne. Bien sur les ensignants et très honnêtement titre affirment qu'ils ne peuvent pas compenser les différences sociales, les défections familiales. Ils se regardent peut -être trop le nombril, pour ne pas voir que le monde change, la méthode doit peut-être changer aussi, et pendant qu'on y est eux aussi. Le but est le savoir, mais la méthode doit s'adapter. D'ailleurs certains y réussissent particulièrement bien. Ils ne sont pas des prosélites de la méthode où c'est à l'apprenant à se plier à la technique. Je pense que c'est une profession où on a le droit d'avoir du talent, et où la seule obligation de moyens ne peut vakider une autorité incontestable. Certains sont fait pour enseigner et d'autres non.

- une perte du sens citoyen qui tend à encourager son remplacement par un consommateur averti. Moins d'impôt c'est bien, ça permet de consacrer le fruit de son travail de plus en plus exclusivement pour soi. Mais très concrêtement, que se passera t'il lorsqu'une pandémie touchera l'Europe, lorsque plusieurs saisons de sécheresse toucheront une région agricole prospère, lorsque des évènements climatiques extraordianires raseront une riche région industrialisée, il sera attendu des institutions qu'elles volent au secours des sinistrés et des victimes. On pourra toujours l'attendre de son assureur. Ce dernier point est à l'image du fonctionnement social : hémiplégique.

J'attends tous les jours qu'un groupe politique tienne le discours humaniste éclairé, qu'il invente un nouveau discours social d'une nouvelle sociétés d'individus. Bien sur il ne s'agit pas de faiblesse, il y a des coups de pied au cul à distribuer, ceux qui ont fait bruler des voitures en méritent et d'une cretaine manière, c'est leur montrer qu'ils existent. Mais aucun des partis progressistes n'a réagi, en tout cas assez fort pour être entendu.

La démocratie sociale mérite d'être inventée, elle nécessite un courage affirmée et pas tout à fait clientèliste.