EJM - Partage de connaissances

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mercredi 21 décembre 2005

Où la loi du commerce dicte l'exercice des législateurs

Cela fait deux ans que ceux qui s'interessent aux droits d'auteur tiraient la sonnette d'alarme. La France n'écahppait pas à la règle que l'on pourrait dicter par l'OMC : traduire en droit français une directive de l'OMPI visant à protéger les droits des éditeurs multimédias. Cet oukaze de l'OMPI avait été traduit dans une directive européenne, elle devait donc être traduite à nouveau dans chaque pays membre pour être applicable.

Ce sujet n'a passionné personne alors qu'il touche tout le domaine de la culture et de l'accès au savoir. Il fallait lire la motivation de la loi : protéger la création. De protection, il y a surtout un panel de sanctions et de verouillages technologiques.

Le gouvernement français a choisi la procédure d'urgence : une seule lecture à l'assemblée nationale, ainsi l'arsenal des amendements est inutile, c'était pourtant la seule possibilité pour les opposants à ce projet pourfaire réfléchir leurs collègues représentants de la nation. Cette nuit la démonstration n'a pas été faite par les opposants des dangers de cette loi : pouvoir donner aux éditeurs y compris dans les services publics (les négociations des bibliothécaires publics avec les détenteurs de droits de publication, non pas les auteurs mais ceux qui commercialisent), mais par un éditeur de musique qui a voulu faire comprendre aux députés les dansgers du téléchargement sur leur équilibre financier !

Voilà une nouvelle image de la démocratie, triste représentation, tristes représentants du peuple.

mercredi 18 mai 2005

Les enchères inverses

La presse a relaté aujourd'hui la mise au chomage de salariés alsaciens à qui on a proposé une alternative: aller travailler en Roumanie pour 85 euros par mois et ... plus si ancienneté.

Le responsable de cette initiative est certainement un promoteur du non au référendum (...). Ce sujet me rappelle un système mis en place récemment en Allemagne: les enchères inverses appliquées à l'emploi. Une annonce passe sur un site internet Le site Internet allemand, chacun peut proposer un salaire de plus en plus bas pour décrocher le job. Tout est dans le nom.

Ceux qui promeuvent le libéralisme économique devraient lancer des concours d'innovation dans le domaine. Gageons que ce type de site s'ouvrira dans d'autres langues pour d'autres pays.

samedi 20 novembre 2004

Se forger une opinion sur la mondialisation

Le mot fait maintenant se ranger les opinions dans deux camps, peut-être trois. Les pour et les contre et les autres. Daniel Mermet, pour qui j'ai naturellement de la sympathie, fait partie des personnes publiques qui classent et forgent les opinions d'une manière un peu brutale. Ces reportages, même s'il m'arrive, d'en partager les conclusions sont tendancieux. Son style sauvegarde fort heureusement des auditeurs qui ne sont pas nécessairement d'accord.

Un sujet sur lequel ces exposés ne m'ont absolument pas éclairé: la mondialisation. Avant de m'essayer à un article, je cherche et je lis des auteurs qui argumentent et dont l'opinion au regard de leur exposé me semble crédible à défaut d'être satisfaisante. Il y a bien au final la necessité de s'engager en prenant position.

J'ai trouvé quelques articles de ou sur Joseph Stiglitz. Son approche n'est pas binaire, il démonte les mécanismes, en analyse les vertus et ...les perversions et construit un argumentaire sur les limites du modèle.

J'ai trouvé quelques autres articles qui mettent en perspective les idées défendues par Stiglitz dans le domaine de la culture et des identités nationales par exemple. Imaginaire de la mondialisation
La nécessaire réforme des institutions économiques
La mondialisation, ça se discute
Interview de Stiglitz en 2000

mercredi 17 novembre 2004

Les effets de la mondialisation

L'actualité économique et politique nous renvoie régulièrement sur le thème de la mondialisation. Qu'ils s'agissent de délocalisation, de fusion, de privatisation, qu'ils s'agissent de l'avenir des services publics, on associe de plus en plus libéralisation et mondialisation.

A quelques mois du référendum français sur le traité constitutionnel, il apparaît de plus en plus nécessaire de se faire une idée sur les évolutions économiques et sociales de ce début de siècle.

En effet, la mondialisation ou globalisation comme la nomme nos amis anglo-saxons, ne revêt qu'une dimension économique quant à son approche, les effets embrassent d'autres aspects lorsqu'en particulier ils bouleversent le fonctionnement social.

Pour chaque thème économique, ce court développement ambitionne d'en synthétiser les mesures et les conséquences. Il tente ensuite de dresser les conditions qui seraient nécessaires pour "reconfigurer" la mondialisation pour qu'elle contribue au développement humain.

Les effets de la mondialisation

mercredi 3 novembre 2004

Principes économiques et mondialisation

Comprendre les principes du fonctionnement économique est indispensable pour se faire une opinion sur la mondialisation et aussi sur les orientations du projet de l'union européenne.

Ce court développement a pour ambition d'expliquer ce que sont: - les lois du marché - les facteurs de production - les modèles de concurrence - le développement des relations économiques internationales

Sont ensuite présentés les principes de la mondialisation en tant qu'interaction entre les facteurs décrits précédemment.

La conclusion appartient à chacun. Celle qui est proposée dans ce développement conduit à s'interroger sur le rôle des Etats dans le futur, et surtout sur les valeurs de cette société qui est à construire.

Principes économiques et mondialisation

mercredi 29 septembre 2004

Psychologie appliquée en économie

On peut penser les mécanismes économiques comme des engrenages bien huilés. La théorie explique toujours très bien les évènements après qu'ils aient eu lieu. La réflexion est un peu abrupt.

Il existe bien des règles de fonctionnement dans chaque modèle économique. Il faut simplement connaître les effets de bord pour savoir lorsqu'on change d'univers.

Mais au delà des théories, les hommes interagissent fortement avec les modèles prédictifs, à la manière de l'attraction sur un univers.

J'ai lu récemment un article sur les travaux de Daniel Kahneman et de Amos Tversky sur une dimension particulière de la théorie de la décision. Daniel Kahneman a certainement été influencé par la proximité et peut-être la promiscuité temporelle de trois cours qu'il donnait à l'université de Jérusalem: psycho, statistiques et recherche expérimentale.

Il imagine alors que l'évaluation que nous avons d'une situation dépend de la combinaison d'intuitions et de calculs et de l'abandon du doute. Ces travaux menés avec Tversky rencontrent ceux de Richard Thaler, économiste. Ils permettent d'expliquer des phénomènes observés en économie.

C'est là qu'est née la théorie du prospect. Un des aspects majeurs tient pour l'homme dans l'aversion du risque plus marquée en situation de gain que de perte. En fait cette théorie intègre le poids des illusions cognitives et enrichit ainsi la théorie de Bernouilli sur la psychologie des préférences dans les mécanismes de décision.

Quelques illusions cognitives: - tendance à supondérer les évènements à faible probabilité et à sous évaluer les évènements à forte probabilité. - importance de la référence (à gain potentiel égal la décision sera différente en fonction de l'état initial, qu'il s'agisse de richesse ou d'acquisition) Cette théorie trouve des applications dans le domaine des choix à nombre limité, dans le domaine de la négociation (une concession est assimilée à une perte).

La régulation par le marché n'est peut être pas la potion miracle qu'on essaye de nous faire avaler dans le monde occidental. L'analogie peut être étendue: on le constate en médecine, le fonctionnement du corps n'est pas que mécanique!

Economie et émotion par Thaler
Une application: les stratégies stop-loss
Mental accounting par Richard Thaler