EJM - Partage de connaissances

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vendredi 12 janvier 2007

Non, mon pc n'est pas en panne - 2

Comme le décompte François Bayrou sur son site, il reste, à ce jour, 99 jours jusqu'au premier tour des élections présidentielles.

A écouter les candidats, on pourrait se méprendre et choisir celui qui parait le plus apte à exercer la fonction sur la base de ce qu'il donne à espérer, et non de son programme.

En essayant d'avoir une approche la plus objective possible pour moi, j'essaye de me construire une grille de lecture des différents acteurs. Tout d'abord le rôle, nous sommes en France et nous avons parfois oublié que le régime monarchique n'existe plus. Le président de la république a, certes, un rôle important, mais il faut mesurer ce que la politique dans le système français peut changer du cours des choses. La déprise des systèmes publics limite considérablement l'action publique. C'est un des premiers points surlequel on doit pouvoir évaluer un candidat : jusqu'où place t'il le curseur en matière de puissance publique. Il ne s'agit pas de se laisser embrouiller par les mots (libéralisme, anti-libéralisme).

La position du curseur doit être examinée sur les thèmes du fonctionnement d'une société : - les besoins vitaux de l'individu (se nourrir, se loger) - l'intégrité physique de tous les individus (la sécurité physique n'en est qu'une facette) le droit à la santé en est un exemple. - l'accès au savoir (l'éducation, la formation, la culture ...) - la construction et la cohésion sociale, avec la place de l'homme dans la société - l'activité économique et la place de l'homme (individu, être social) et de son environnement - la liberté de l'individu (et ce qu'il doit concéder pour le fonctionnement social)

Je commencerai à appliquer la grille de lecture dans les semaines suivantes, pas avant. Il ne faut ni crier 'tous pourris", ni se laisser jouer par le volet spectacle, des photos, des petits mots, des voyages. J'ai beaucoup trop de respect pour la chose politique pour lui faire porter toutes les responsabilités et tous les mots de la société. Il faut aussi ne pas oublier que si la classe politique n'est pas représentative de la société son comportement en est le reflet.

samedi 4 novembre 2006

Non, mon pc n'est pas en panne

Non, mon micro n'a pas été foudroyé par les violents orages de l'été. Juste un peu en peine d'inspiration et d'envie d'écrire.

Cet été a été le témoin du lancement de la campagne présidentielle en France, avec son lot de petits mots, de coups de couteau dans le dos, de photos sur la plage ..., mais assez peu de contenu.

Cet été, j'ai lu deux ouvrages : - La France des camps de Denis Peschanski, où l'on mesure le sordide d'une société dans laquelle beaucoup ce sont associés au jeu sans se révolter, au contraire en participant à la construction et au fonctionnement de 200 camps d'internements sur le territoire national (en zone libre et occupée). Les fonctionnaires , les élus, les habitants voisins y ont mis leur énergie pour qu'ils fonctionnent ou tout simplement en acceptant qu'on y enferme des juifs, des communistes, des tziganes, des révolutionnaires espagnols? Après la libération, avec le même zèle on y a enfermé des collaborateurs, ou tout simplement des géneurs. Au delà de l'étude très sérieuse et parfois même sopo, on mesure qu'un peuple, qu'un homme oublie son devoir de révolte et de refus. Méfions-nous, ça nous guette aussi, si ce n'est déjà fait. Le discours sécuritaire est porteur de tous les excès...

- Le grand bond en arrière de Serge Halimi. Ce livre décortique tous les mécanismes du libéralisme, de la mndialisation. Du discours idéologique aux réalités des montages économiques qui ne prvilégient que les plus value monstrueuses où la valeur du travail n'existe plus, Halimi expose la réalité de ce système pour lequel ... il ne démontre pas la voie d'une alternative capable d'y mettre fin. C'est la critique que j'en fait.

Il y a un parallèle entre les 2 livres, la conscience citoyenne, ou osons le, la conscience populaire, tant qu'elle est absente la voie est libre pour fouler toutes les llibertés et toutes les valeurs. Ne reprochons pas aux candidats aux élections de ne pas avoir de programmes, ils servent la soupe qui semblent plaire (le dicours sécuritaire semble encore faire recette !). Les français avaient trouvé, en 2002, une manière d'envoyer un signal fort. Ce signal n'a pas été compris, mais la manoeuvre était dangereuse, attention que la vague ne passe pas au dessus de la digue cette fois-ci ...

vendredi 31 mars 2006

Borné, vous avez dit borné

2006, nous sommes dans le 3ème millénaire. On parle de village planétaire, de société de l'information, de reconnaissance de l'individu, bref on pourrait penser que nous ne sommes plus vus comme un troupeau, mais comme un ensemble d'individus. Il est donc normal une fois qu'on est d'accord sur ces principes, d'en appliquer les fondements à l'organisation et au fonctionnement du pays.

La constitution a intégré les principes du droit à l'administration des territoires. Des lois récentes reconnaissent les pirncipes de la démocratie participative. On ne manque pas d'outils législatifs et réglementaires pour construire collectivement un avenir commun sans pour autant qu'il s'agisse d'autogestion. Ces principes ne remettent pas en cause la démocratie parlementaire. Voilà pour les outils.

Maintenant le contexte : la mondialisation, le fonctionnement économique qui s'appuie sur le marché ont bouleversé les échelles de lieu et de temps. Il n'est plus possible de rester à l 'écart des bouleversements et des évolutions de telle ou telle partie du globe. C'est ainsi que des pays qu'on qualifiait d'émergeant se sont très rapidement développés, jusqu'à atteindre leur indépendance technologique. Bref sauf à changer de système politique et économique, tous les pays doivent nécessairement s'adapter pour participer à cette évolution permanente. Les rôles des états ont changé : d'intervenants directs dans l'économie, ils ont de plus en plus un rôle d'accompagnement des mutations. Accompagnement, c'est pour moi assurer les missions de solidarité, de développement, d'adaptation et de sécurité dans un pays. Mais ça veut dire aussi trouver les méthodes pour maintenir les cohésions.

On en arrive enfin aux sujets d'actualité : non ce n'est pas le CPE. C'est la panne des institutions politiques depuis près de 4 ans. Les élections présidentielles de 2002 ont marqué ce tournant, cette rupture. Il y a un décrochage entre les représentants du peuple et le peuple. Le dialogue social ne fonctionne pas. La logique de confrontation a remplacé la logique de "co"construction. Les gouvernants ont remplacé le dialogue par la communication.

Mais les représentants du peuple commencent à vivre le malaise : ils ne veulent plus souffir de schizophrénie. En effet, on ne peut pas jouer Docteur Jekyll en province et Mr Hyde à Paris. C'est aussi le danger d'une assemblée parlementaire dont un parti politique est ultra majoritaire. Et surtout je ne veux pas entendre que les français sont immobilistes et conservateurs, c'est faux. Ils s'adaptent très vite : pour preuve sur le sujet du travail, ils ont augmenté leur productivité de manière considérable en 20 ans pour atteindre le top 10. Mais cette autisme des élites qui nous gouvernent coûte cher : avant dernier épisode le 29 mai 2005. Le référendum n'est pas un non à l'Europe. Et le gouvernement en place fait semblant de ne pas le comprendre.

Dernier épisode du drame : le CPE. Application du principe on frappe d'abord et on discute après. La perspective des élections de l'année 2007 doivent faire comprendre aux candidats de tout poil, qu'il faut rétablir le dialogue social à tous les niveaux, dans l'entreprise mais surtout dans la société. Les discours des représentants du gouvernement sont éloqents, je crois que le stade de l'autisme est dépassé, j'ose croire que c'est celui de la peur, qui conduit à ces propos décalés.

samedi 21 mai 2005

Référendum, quel exercice

Il y a quelques mois, lorsqu'on annonçait la tenue du référendum sur le traité constitutionnel, la sphère politique paraissait sereine. Les semaines ont passé et le paysage s'est transformé, à la lumière des sondages. La sérénité a fait place à la vindicte.

Alors que le ton était globalement condescendant, l'émergence d'une possibilité d'un refus par les électeurs français de ce projet, à crisper ses partisans. Personnellement je ne suis pas encore fixé, après une première lecture rapide, j'ai usé du stabilo, des renvois, des annotations pour analyser le texte, j'ai réédité la constitution actualisée de 1958, je lis, j'essaye de mettre en perspective et de m'extraire de la cacaphonie ambiante. Là n'est pas le sujet.

Ce qui me marque le plus, c'est le déploiement d'arguments de plus subjectifs de notre élite politique. Les partisans du non font appel à des arguments "élimés", j'ai cru entendre le son de la lutte des classes dans certains discours, dans d'autres ont fait appel aux instincts les plus primitifs des citoyens. Les partisans du oui n'ont rien à envier avec une palette qui recouvre toute la gamme de ce qu'on peut faire de pire. On est passé de l'évidence, "être partisan d'une Europe, c'est voter le traité", aux fausses logiques pour aller plus loin il faut ce traité. Puis les évènements se sont enchaînés, une première possée du non a conduit ses opposants à réagir, on a eu droit à un pseudo débat télévisé, quelques interventions, "la France perdra son influence en Europe .... et le non est retombé. Depuis quelques jours, ce "non" est à nouveau majoritaire dans les sondages, le discours des politiques a changé, dans cette sorte de panique, leurs propos se sont orientés vers la stigmatisation et le catastrophisme. On en appel à la responsabilité des électeurs.

Nous avons certainement les hommes et femmes poltiques que nous méritons. Je pense surtout que le 30 mai la gueule de bois sera bien réelle, même si ce traité reçoit au final la bénédiction de la majorité des citoyens. Et il serait de très mauvais ton de faire semblant de faire semblant. Qu'il s'agisse du gouvernement français mais aussi des partis politiques de froite comme de gauche, l'autisme devient une pathologie poltique. Le citoyen n'est pas toujours raisonnable, mais personne ne lui propose d'éclairage. Pour revenir à ce projet de traité, sa rédaction, tant sur le fonds que sur la forme, correspond à l'air du temps : c'est l'économie le moteur de la société. On ne peut pas le reprocher, il n'y a plus de projet spirituel qui tende à éclairer le bout du tunnel. Sur la forme c'est un vaste réglement détaillé.

La question est vraiment là, le sens que chacun veut donner à sa vie. L'économie offre une nouvelle alternative à l'organisation sociale, elle modélise d'une manière plus ou moins policiée, tout ce que l'évolution huamine a gommé dnas le domaine de la violence physique. Pas de méprise dans mon propos, je ne rejette pas l'importance de l'économie dans le fonctionnement social, je constate la place grandissante qu'elle prend par défaut.

mercredi 18 mai 2005

Fritz et la démocratie

Le nez dans le café-céréales, j’écoutais distrait le journal de 7h00 sur Inter comme tous les matins. Une interview donnée par l’ancien commissaire européen sur France3 la veille, a réveillé mon attention.

Ce monsieur, après quelques facéties, a expliqué qu’il pensait les référendums inutiles, pour les sujets de la nature du projet de traité constitutionnel. Pour lui, c’est une affaire d’élus ! On ne peut pas lui en vouloir, il a le mérite de la sincérité. Beaucoup d’élus en France doivent penser la même chose, sans l’afficher. Cette occasion du référendum pourrait être l’objet d’un vrai débat sur le type de société qu’un peuple veut choisir, mais ce débat est confisqué. Avant les premiers sondages, on entendait surtout les partisans du oui culpabiliser les défensurs du non. On a eu droit à beaucoup d’arguments du même acabi, mais peu de vraie discussion ni de véritable argumentation.

J’ai saisi, sur France-Culture, une émission où les auditeurs interrogeaient des spécialistes sur des points très précis. Les réponses étaient à la fois ciblées mais étaient repositionnées dans une problématique plus large. C’est la seule fois où j’ai entendu ce type d’animation.

Mes activités extra professionnelles me mobilisent jusque mi avril, je pourrai à cette issue me plonger dnas la lecture totale du projet et de ses annexes, en comparant avec notre constitution de 58. Ce référendum peut être un exutoire à la surdité de nos élus (pas que ceux de la majorité présidentielle). C’est dommage, car il y a un vrai débat sur un projet de société. Que le non ou le oui l’emporte, le bulletin qui sortira majoritairement ne sera pas la prise de possession pour choisir un avenir.