EJM - Partage de connaissances

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samedi 5 février 2005

Emotion ou raison dans le processus de décision

Une question perdure quant à la rationnalité des choix humains, à tel point que c'est un objet de recherche constamment renouvelé. Plusieurs équipes s'acharnent sur ce thème. Les avancées liées aux travaux d'Antonio Damasio, neurologue à l'Université de l'Iowa ont été remis en cause par une autre équipe de chercheurs. Antonio Damasio avait mis en évidence l'influence de marqueurs somatiques dans les processus de décision, au travers du test d'Iowa. Ce test consiste à faire choisir à un joueur une carte parmi 4 cartes. La carte choisie rapporte plus ou moins d'argent. Ce gain n'est pas connu au départ. De plus, et le joueur ne le sait pas au départ, à chaque carte est associée une perte. Rapidement sur un ensemble de joueurs, les gains augmentent. Le jeu est alors arrêté régulièrement et on demande au joueur la stratégie qu'il a mise en place. Il ne sait pas l'expliquer. Ce test met alors en évidence ces marqueurs somatiques, donc la part de l'émotion dans le processus de décision. Le test a été modifié par une autre équipe. Les questions sont beaucoup plus précises et amènent le joueur à s'interroger sur le jeu. Il s'aperçoit alors qu'à chaque carte est alors associée une perte qu'il peut déterminer après quelques coups. Il joue alors en minimisant les risques et en faisant augmenter régulièrement ces gains. Selon Damasio, cette modification de sa version du pari d'Iowa fait disparaître la dimension émotionnelle. Il n'en retse pas moins vrai, à mon sens, qu'un esprit analytique recherche, dans son vécu, des expériences équivalentes qui lui permettent d'évaluer la problématique à laquelle il est confronté, il n'appuie pas alors totalement son choix sur un raisonnement, mais sur des schémas qui peuvent alors comporter une part d'émotionnel.

Rationnalité en économie
Une mise en cause des marqueurs somatiques dasn le processus de décision
La raison des émotions
Comprendre le fonctionnement du cerveau

vendredi 4 février 2005

Des puces pour la sécurité ?

Difficile de choisir une rubrique pour ce court article: techno ou société. J'ai choisi société. On décrit trop les progrès de la société comme étant autant de forme d'aliénation. Je ne suis pas d'accord, c'est ce que les hommes en font. Il y a quelques temps, j'avais rédigé une news sur les choix de société et en particulier les dérives d'utitilisation du progrès, j'avais, entre autres, traité des dangers des traitements de l'information. Les politiques sécuritaires qui ont marqué le début de ce siècle prennent toute la scène sociale, face à l'absence de débat et de projet de société. J'avais parlé des puces RFID (Radio frequency identification data) qui permettent de tracer les produits de consommation courante. Nos cousins des Etats Unis apposent cette puce sur les passeports de leur visiteur, dans le cadre du programme US Visit. Ainsi les visiteurs peuvent être "tracés" pendant toute la durée de leur séjour. Des gouvernants européens, en mal d'imagination, seront certainement tentés d'expérimenter !!!!!!!

TEchno, choix de société
Nouvel usage pour les RFID au US

jeudi 11 novembre 2004

La théorie du chaos, applicable dans tous les domaines

Le mouvement de l'aile du papillon dans le Pacifique peut entraîner un cataclisme à l'autre bout de la terre. Tout le monde a entendu parler de la théorie du chaos sous cette forme.

La théorie du chaos décrit le phénomène de sensiblité aux conditions initiales.

Ainsi des modèles à peu de paramètres peuvent évoluer dans des directions totalement différentes. On peut alors comprendre que lorsque le nombre de paramètres augmentent, les phénomènes sont alors plus sensibles. C'est le cas des phénomènes météorologiques.

Pour imager ce phénomène on peut représenter graphiquement les itérations suivantes de: Xt = 2( Xt-1)2 -1 en utilisant trois valeurs initiales comprises inférieures à 10 et différentes l'une de l'autre de 1.10-6. Faites l'expérience, le résultat est impressionnant.

La prise en compte de cette théorie permet à contrario de piloter des systèmes dans des milieux instables, on peut alors déterminer les corrections à apporter pour maintenir une trajectoire donnée (trajectoire est à prendre au sens propore ou comme une métaphore).

Les domaines d'applications sont très larges, ils touchent évidemment l'aviation, l'aéronautique et aussi .........les sciences humaines.

On peut en intégrant cette théorie, approchée le fonctionnement d'organisation en semi autonomie, et tout simplement une société humaine.

La page de James Yorke
Une histoire de la théorie du chaos
Le chaos et les organisations
Chaos et vision politique

lundi 7 juin 2004

Robots et collaboration

Une compétition de robotique a été organisée à Vierzon (oui, c'est une vraie ville, pas juste une invention de J. Brel) du 1 au 5 juin 2004. L'ambiance y était très sympatique qu'il s'agisse de la piste où les robots s'opposaient, mais aussi des "backstages" où les équipes modifiaient, corrigeaient, adaptaient leurs machines. Ainsi de nombreux IUT avaient envoyé des équipes de passionnés.

La visite que j'ai faite à cette manifestation a fait écho, à la lecture d'études que j'avais cherchées, dans ma quête de la gestion des connaissances, sur la collaboration entre machines. Ainsi plusieurs labos de recherche, surtout universitaires, ont mené des travaux sur la robotique collective.

Un premier modèle s'imposait, à l'image de l'informatique, sur la base d'un réseau radioélectrique concentrant les informations et les ordres sur un calculateur. Ce modèle fonctionne pour un nombre limité de robots, d'informations à traiter et de décisions à prendre.

Devant ces limites une autre voie de recherche s'est appuyée sur les recherche en éthologie, et plus précisément sur les fourmis. Le modèle alors prend en compte l'interaction entre un individu et son environnement. Premier principe, il n'y a pas de contrôle hiérarchique des décisions prises par les individus, mais quelques règles comportementales simples. De plus, le robot doit pouvoir mesurer l'évolution de son contexte d'évolution: il est donc doté de capteurs. Il peut échanger des informations avec les autres robots.

A l'image des insectes, les robots présentent une intelligence dite en essaim. Il est alors nécessaire de concevoir des dispositifs de calculs affectés de fonctions cognitives limitées. Mais grace à des règles de comportement, ils présentent collectivement une forme "d'intelligence".

Les robots imitent la nature
Une étude de Maja Mataric sur la robotique multiple en environnement aléatoire